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Friday, January 24, 2014
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Le ministre indien ment prévue du président américain Barack Obama n'aurait été qu'une halte avant son voyage à Oslo pour recevoir le prix Nobel de la paix. Son passage au début du sommet (le 9 décembre), au début des négociations, initialement annoncé, n'aurait été, selon eux, pas assez significatif d'un réel engagement53. Finalement, à la suite d'un changement de programme, le porte-parole de la Maison-Blanche a annoncé quelques jours avant le début du sommet qu'il irait à Copenhague le 18 décembre30. Dans la soirée de vendredi, un porte-parole de Greenpeace-Royaume-Uni a parlé de « scène de crime » désertée par les dirigeants politiques, dont certains partaient vers l'aéroport avant la clôture de la journée.
Un dirigeant des Amis de la terre a qualifié le Sommet d'« échec abject » causé par les pays industrialisés. « En tardant à agir, les pays riches condamnent des millions de personnes des pays les plus pauvres à avoir faim, à souffrir et à mourir au fur et à mesure que s'accélèrent les changements climatiques » 54
Le Réseau parlementaire international sur le Tibet a adressé une lettre ouverte pour attirer l'attention sur les glaciers de l'Himalaya, réservoir d'eau de l'Asie, et considéré comme 3e pôle55,56.
Réaction après la conférence[modifier | modifier le code]
Accord final[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Accord de Copenhague.
Ce document de 3 pages est considéré comme peu contraignant pour les parties :
Il n'inclut pas d'objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (la cible de réduction de 50 % des émissions de GES avant 2050 été retirée de la déclaration), mais « tout le monde a accepté de donner par écrit les chiffres précis de ses réductions d'émissions d'ici à 2015 ». Ces chiffres font l'objet d'une annexe dans l'accord11 dont le détail sera dévoilé en janvier 201012 ;
Il indique que la hausse des températures doit être limitée à 2 degrés Celsius d'ici à 205039 ;
Il n'évoque plus l'Organisation mondiale de l'environnement qui aurait notamment pu vérifier la mise en œuvre des engagements des États, et croiser ces objectifs avec ceux de la protection de la Biodiversité ;
Un accord de principe porte sur « l'importance des mesures visant à réduire les émissions provenant de la déforestation et de la dégradation de la forêt », et sur l'aide aux plus vulnérables afin qu'ils puissent mieux supporter les conséquences des changements climatiques1.
Participants au sommet[modifier | modifier le code]
Selon le président français, Nicolas Sarkozy, l'accord du 18 décembre 2009 n'est « pas parfait » et illustre « les limites d'un système onusien à bout de souffle »35. Il ajoute cependant qu'il s'agit d'un « accord positif, car il engage toute la communauté internationale »35 et que « s’il n’y avait pas eu d’accord, cela veut dire que deux pays aussi importants que la Chine et l’Inde qui représentent deux milliards et demi d’habitants sur six milliards se trouvaient libérés de toute forme de contrainte. »38 Il a également indiqué être déçu que de ne pas voir son projet d'agence internationale de l'environnement retenu, qui aurait permis de vde l'Environneme
an, qui présidait le G77 en 2009 et d'un représentant du Brésil Marcel Fortuna, proche du président Lula da Silva) ; Ce groupe s'est dit d'accord sur des "sujets majeurs" dont une « seconde période d'engagement du protocole de Kyoto » obligeant les pays du Nord à réduire leurs émissions, avec selon la presse indienne quatre points "non négociables" pour les pays du Sud : pas d'année de pic des émissions, des engagements volontaires et non contraignants de réduction d'émissions, absence de contrôle international sur les actions non-financées par des pays riches ; les pays riches doivent s'engager par écrit à ne pas élever de barrière commerciale au nom du climat.[réf. nécessaire]
En octobre 2009, les commentateurs conservateurs anglais ont réagi au brouillon de résolution finale de 7 pages proposé par les hôtes Danois de la conférence, également chargés de coordonner les travaux. Christopher Monckton, parlementaire anglais, a dit que les accords préliminaires de Copenhague créeront un gouvernement mondial, sous les auspices des Nations unies, qui auront le pouvoir d'intervenir directement dans les affaires financières, économiques, environnementales, et les taxes de toutes les nations qui auront signé le traité de Copenhague45.
Des journalistes conservateurs en Australie, dont Janet Albrechtsen, Andrew Bolt et Alan Jones, ont accusé le gouvernement australien de cacher intentionnellement au public des détails du pré-traité de Copenhague à cause de sa potentielle impopularité face à l'électorat46,47. Le Parlement australien a par ailleurs rejeté le plan gouvernemental, en faveur d'une réduction des émissions de gaz à effet de serre, pour la seconde fois le 2 décembre. L'opposition conservatrice soutient les lobbies industriels et agricoles qui s'opposent à ce plan48.
Le ministre indien de l'Environnement Jairam Ramesh considère la proposition d'accord global, élaborée par le gouvernement danois avant le début de la conférence, comme inacceptable. Il indique qu'elle contient, pour l'Inde, « des éléments qui sont inquiétants »49.
Avis du Giec et des organisations intergouvernementales[modifier | modifier le code]
Rajendra Pachauri, président du Giec, dit avoir une « confiance raisonnable dans le fait que Copenhague sera un succès ». Il espère des engagements qui poseraient les bases d'accords plus solides lors du prochain sommet sur le climat à Mexico en 2010. Selon lui, les avancées se font dans le bon sens, mais pas assez rapidement50.
Pour Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, le sommet de Copenhague peut mener à un succès dans la diminution de la réduction d'émission des gaz à effet de serre et indique qu'il faudrait « profiter de ce moment pour sceller l'accord »51.
José Manuel Barroso, président de la Commission européenne estime quant à lui, que « les objectifs proposés sont décevants pour certains » et demande à la Chine ainsi qu'à tous les autres partenaires internationaux de l'Europe « à aller jusqu'aux extrêmes limites de ce qui est possible »52.
Avis des ONG de protection de la nature[modifier | modifier le code]
Pour Greenpeace, la présence originelle
au 31 janvier 2010[modifier | modifier le code]
Les Nations unies ont souligné que l'échéance du 31 janvier 2010 était « flexible » et que les États pouvaient encore afficher leurs objectifs après cette date. Fin janvier 2010, seuls l'UE-27 et 20 autres États avaient respecté l’échéance du 31 janvier, 47 ayant retardé leurs annonces42.
L'UE confirme son engagement de - 20 % d'émissions par rapport à 1990 (voire de 30 % si les autres pays riches s'engagent à réaliser des efforts similaires). De même, les États-Unis conservent leur engagement de -17 % par rapport à 2005. D'autres pays ont confirmé leurs objectifs ; Brésil, l’Afrique du sud, l’Inde, et la Chine (réduction par unité de PIB de 40 à 45 % en 2020 par rapport à 2005). Le Japon demeure sur son objectif de - 25 % par rapport à 199042.
La création ou non d'un accord contraignant est une condition posée par plusieurs pays afin d'augmenter leurs objectifs. Ainsi l'Australie propose une fourchette, entre 5, et 25 % (par rapport à l'an 2000) selon qu'il y ait ou non un « accord mondial ambitieux »; Singapour propose - 16 % par rapport au niveau tendanciel en cas de signature d'un accord contraignant. De même, plusieurs pays s'alignent sur les actions de leurs voisins: la Norvège vise une diminution de 30 à 40 % selon l'ambition des objectifs des autres pays et le Canada vise - 17 % « en vue d’être aligné avec l’objectif de réduction d’émissions final des États-Unis en cours de législation »42
La Nouvelle-zélande vise une fourchette de -10 à -20 %, la Russie de -15 à -25 % et le Kazakhstan propose une réduction de 15 % (par rapport à 1992)42.
Certains PMA ont signé l'accord mais ne doivent pas fournir d'objectif dans le cadre de celui-ci. Il s'agit du Bangladesh, du Cambodge, des Maldives et de la Papouasie-Nouvelle Guinée42.
Réactions[modifier | modifier le code]
Réaction avant la conférence[modifier | modifier le code]
Controverse sur le réchauffement climatique[modifier | modifier le code]
Pour les réactions relatives à ce débat, voir Controverses sur le réchauffement climatique
Le débat de fond sur l'origine du réchauffement climatique et ses conséquences futures a des répercussions évidentes sur les critiques émises à l'encontre de la conférence de Copenhague. Les partisans de la thèse selon laquelle le réchauffement climatique n'est soit pas réel, soit non anthropogène, tel que Vincent Courtillot, géophysicien français, doutent de l'utilité du sommet43,44.
Commentaires sur les pré-traités[modifier | modifier le code]
Le questionnaire produit par le gouvernement danois a généré des reproches de la part de pays non consultés. Pendant que des représentants de la France (dont Brice Lalonde) et du Brésil se rencontraient en Amérique du Sud, la Chine organisait une réunion des grands pays émergents (Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud, accompagnés par le Soud